Sauvons les ours!

Voici un petit film hilarant, dont vous êtes le héros…

Ooops

Mais oui, on les aime quand même :-)

Déjà le début de la fin du mois!

Voici le moment de faire un peu de pub pour une magnifique sortie sur Lausanne.
Comme vous le savez peut-être pas, j’ai été happé pour jouer (un petit rôle, mais un rôle quand même) dans l’extraordinaire production théâtrale du Collectif Oz.

Il s’agit donc de: "Déjà le début de la fin du mois." Avec une ribambelle d’acteurs amateurs, tous plus inconnus les uns que les autres (mais des célébrités en devenir, pour sûr!)
La grande majorité a plusieurs pièces à son actif, et l’ensemble est mis en scène par le metteur en scène d’exception Dominique Charmillot.

Alors, venez nous voir à l’une des dates suivantes à la Maison de Quartier Sous-Gare, à l’angle de l’Avenue Dapples (#50) et de l’Avenue du Rond-Point:

Vendredi 30 avril à 20h15
Samedi 1er mai à 20h15
Dimanche 2 mai à 17h
Jeudi 6 mai à 20h15
Vendredi 7 mai à 20h15
Samedi 8 mai à 20h15
Dimanche 9 mai à 17h.

Les places sont limitées, la salle est petite, alors réservez votre billet par email ou sur répondeur, selon les infos sur le flyer ci-joint.

Pas de quoi être fiers…

Aujourd’hui, on a voté en Suisse.

Je suis Suisse, en général je reste neutre, je n’ose pas trop revendiquer mon opinion, même si j’en suis fier.

Là, les Suisses n’ont vraiment pas de quoi être fiers. Voilà que la belle et neutre et pure (…) Suisse:
– accepte de continuer à exporter du matériel de guerre,
– et refuse d’autoriser la construction de quelques minarets.

Les gens qui critiquaient déjà le pays pour ses positions controversées vont avoir de la nourriture supplémentaire pour quelques années, jusqu’à la prochaine votation au slogan réducteur et simplificateur, jouant sur la peur des plus mal informés, et quand la majorité des Suisses tomberont une nouvelle fois dans le panneau.

Voter ainsi, ou comment se tirer une magistrale balle dans le pied. Je peux vous dire que ça fait mal. En espérant que ça ne va pas faire mal dans le futur. Comment ne pas attiser les antipathies et les intolérances en faisant preuve d’un tel manque de compréhension et d’acceptation de l’autre, par rapport à la construction potentielle de quelques petits minarets en Suisse.

Non, il n’était pas question d’appel du muezzin. Non, il n’était pas question d’imposer la charia en Suisse. Non, il n’était pas question de remplacer la croix du drapeau suisse par un croissant (fût-il au beurre).

Certes, moi aussi je suis dérangé si je me balade en été sur les quais du Léman et que je vois toutes ces femmes du Golfe en visite, qui profitent du soleil et du paysage avec leur voile intégral, sortant d’une voiture de luxe spécialement transportée par avion pour la durée des vacances.

Certes, je trouve aussi que tout immigrant doit s’intégrer à son pays d’accueil, jusqu’à ne pas avoir de traitement d’exception pour des cours de sport – tout en étant conscient qu’il est plus facile de s’adapter à une culture en se couvrant qu’en se découvrant.

Certes, je trouve aussi que les cultures qui ne favorisent pas la mixité de mariage ne sont pas des bons exemples d’intégration.

Certes, je trouve aussi que donner systématiquement des prénoms totalement étrangers et difficilement adaptables à la langue nationale n’est pas très cohérent pour des familles qui souhaitent être acceptées et que leurs enfants ne soient pas montrés du doigt ou discriminés par la suite.

Mais un vote comme celui-ci va cristalliser, surtout dans les pays musulmans, le fait que là-bas, la Suisse aussi est intolérante. Et il y aura toujours des fous dans le monde. Alors je suis triste et inquiet. Et j’ai honte. Sur ce point, je ne suis pas le seul, 42% des votants seront d’accord avec moi.

Il y a aussi une très grande proportion d’abstentionnistes (surtout ceux qui ne proviennent pas des cantons de Genève, Vaud, Neuchâtel et Bâle-Ville, les seuls à avoir dit non à l’initiative) qui ne doivent pas forcément se sentir très à l’aise maintenant.

Et cerise sur le gâteau, comme le monde est parfait comme il est, nous dedans et eux dehors, continuons à exporter des armes, histoire de sauver quelques milliers d’emplois et de continuer à s’enrichir encore un peu plus. Tant pis si ça contribue à quelques morts supplémentaires dans une région lointaine, pourvu qu’un maximum d’entre nous puissent toucher un salaire. Voilà ce qui n’a pas de prix.

Je cesse l’ironie, et j’ai aussi honte car presque 70% des votants pensent qu’il faut continuer à exporter du matériel de guerre. Ils feraient mieux de se sentir très complices quand ils regarderont les dernières horreurs au téléjournal.

Certes, je sais ce que c’est que de perdre son emploi, d’être au chômage, et de ne pas savoir de quoi demain sera fait. Mais cela ne justifie pas tout.

Nous sommes bel et bien un pays neutre quand ça nous arrange. Et si quelques vices permettent quelques (grosses) rentrées d’argent, on peut bien ajuster un peu (notre éthique) et collaborer avec les forces du mal. Génial.

Je suis fier d’être Vaudois, ça me console un peu. Non à l’interdiction des minarets. Mais non aussi à l’interdiction de l’exportation de matériel de guerre. Les villes suisses-allemandes suivent également cette voie, mais malheureusement, comme souvent, à la fin de l’aventure des votations, c’est la Suisse profonde qui gagne.

Peut-être que je me trompe et sans la magnifique action des UDC, on aurait assisté à l’émergence d’une forêt de minarets? Allez, certains vont dire qu’ainsi, on sera sûrs que le lait des vaches de Denezy ne tournera pas, vu que tous les villages du Gros-de-Vaud auraient eu leur fusée plantée en face de la pinte communale (dans les villages où il en reste une) dans les 5 ans, maximum. Les braves bêtes ne seront donc pas troublées par l’érection d’un minaret, le clocher restera en place, et le taureau pourra continuer à être fier. Ouf.

Peut-être que je me trompe et que l’initiative du GSsA pour abolir l’exportation des armes de guerre aurait juste servi à amplifier la crise économique, et que de toute façon, des gens vont sauter sur des mines, alors autant continuer à les fabriquer.

C’était un beau dimanche. Parfois on se demande à quoi ça sert de laisser la parole au peuple. Et ça aussi, c’est tellement dommage(able).

Transposer dans Excel tout en maintenant le lien

Je suis sûr que cela vous arrive aussi. Une opération un peu compliquée de vous devez refaire très occasionnellement, et à chaque fois vous oubliez, et vous devez refaire la recherche pour retrouver comment faire.

Par exemple, pour le C cédille majuscule

De temps en temps, il m’arrive d’avoir besoin de transposer un tableau dans Excel tout en maintenant le lien original.

Kezako?

Par exemple si vous avez un tableau avec les dates qui avancent vers la droite, en colonnes, et que vous souhaitez avoir les données avec les dates qui avancent vers le bas de la page, en lignes.

Imaginez un tableau dans Excel, avec sur la première ligne, les chiffres 1, 2 et 3, et sur la deuxième, 4, 5 et 6. Chaque fois, un chiffre par cellule. Vous souhaitez que les informations soient présentées verticalement au lieu d’horizontalement, soit 1 et 2 sur la première ligne, 3 et 4 sur la 2ème, et 5 et 6 sur la 3ème. Vous espérez que si vous modifiez un chiffre dans le premier tableau, le changement soit automatiquement répercuté sur le deuxième.

Oui, c’est possible!

Voici la marche à suivre:

1. Sélectionnez précisément la zone d’arrivée avec la souris, soit la surface de 3 lignes fois 2 colonnes dans ce cas
2. Ecrivez le texte suivant dans la cellule en haut à gauche de la plage, tout en gardant l’ensemble de la plage sélectionnée: =TRANSPOSE(
3. Sélectionnez précisément la zone source avec la souris, soit la surface de 2 lignes fois 3 colonnes où sont stockées les données que vous souhaitez transposer
4. Fermez la parenthèse: )
5. Appuyez simultanément sur Ctrl, Majuscule et Entrée.

Le tour est joué!

Amusez-vous bien

Les "Telos" en Argentine, mode d’emploi

Voici un moment que je suis rentré d’Argentine, et je n’avais pas encore écrit sur une Institution argentine, à savoir les "Telos". Peut-être un peu par timidité…

Pourtant, voici bien une facette de Buenos Aires et de la vie quotidienne de nombreux argentins que je vous conseille de découvrir, si le contexte vous le permet. Avant, j’espère que vous pourrez vous informer sur les coutumes locales en la matière, histoire de limiter les chocs culturels grâce au blog (actuellement en gestation) sur ce sujet qui sera donc tout prochainement lancé par une amie porteña.

Comme vous le savez peut-être, le logement en Argentine en général, et à Buenos Aires en particulier, est un peu plus convivial qu’ici, avec les avantages et les inconvénients que cela implique. Il y a relativement peu de célibataires qui vivent dans leur propre appartement. Nombre d’entre eux vivent encore avec les parents, ou le partagent, voire même partagent une chambre, ou un lit double (bon, en général s’ils sont de la même famille). Du coup, cela ne laisse que peu d’espace pour…

C’est pourquoi on trouve, si on ouvre un petit peu les yeux, une grande quantité de ce qui s’appelle des Albergues Transitorios. Traduits littéralement comme "Auberges de Transit", c’est là où l’on se rend si l’on a besoin de partager quelques moments précieux, et si personne n’a d’endroit où aller.

Il y en a de tous types, des plus pourries au plus chic, avec garage souterrain privé donnant directement accès à la chambre, par exemple. Ce n’est pas en arrivant en taxi qu’on profite vraiment de cet avantage, mais enfin… On paie pour un tour de 2 ou 3 heures voire plus, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.

Certaines affichent un prix de 20 pesos sur la plaque d’entrée, je ne vous les conseillerais pas forcément. Par contre, une catégorie au dessus, d’autres sont listées ici dans ce répertoire ma fois fort complet. Là, le tour coûte entre 70 et 130 pesos, du plus basique, comme le "Lucerna" (;-)) à ceux qui m’ont été particulièrement recommandés comme le "Solos" ou le "Rampa Car".
Il vaut la peine d’aller au moins faire une visite guidée virtuelle des chambres à disposition de ces deux derniers, par exemple: jacuzzi, sauna, hydromassage, etc. Bref, tout ce qu’il faut, mais n’oubliez pas de prendre vos protections!

Un petit rappel géographique pour préciser que tout ce qui est hors de Capital Federal (dans le Gran Buenos Aires, donc), ça fait loin, et dans Capital Federal, certains barrios sont bien plus sympas et moins glauques que d’autres, vous saurez lesquels.

Mais au fait, pourquoi "Telo"? Parce qu’il y a du lunfardo là-dessous bien sûr. Je vous laisse deviner pourquoi. Et c’est comme ça qu’on les dénomme dans le language courant à Buenos Aires.