L’autre jour je suis allé à la gare routière de Buenos Aires, à Retiro. Elle ressemble un peu à un aéroport, en bien moins organisé. Il y a des guichets partout, des multitudes de compagnies faisant des multitudes de trajets distincts pour des prix très variés. 60’000 personnes y commencent leur voyage chaque jour.
Vu que c’est difficile de s’y retrouver sur internet, car il n’y a pas de portail global à ma connaissance (avis aux amateurs!), je suis passé par les 100 et quelque guichets en personne pour me renseigner sur les conditions. Bon, j’exagère: il y a peut-être 10 compagnies qui desservent Salta. Il reste juste à les trouver, mais c’est raisonnablement bien réparti par secteur géographique.
Pour arriver à la Gare Routière, il faut traverser les 3 gares ferroviaires qu’il y a à Retiro, vu que le terminus du métro est à la première. Le syndrome de l’aéroport. On se plaint souvent de la Place de la Gare à Lausanne, mais celles de Buenos Aires sont parmi les endroits les plus mal famés du centre. Dangereux, je ne sais pas, mais glauques, en tout cas. Que ce soit à Constitución, Once ou Retiro, quand on passe par là-bas la nuit en colectivo, on a pas vraiment envie d’en descendre.
Les autorités ne semblent pas très motivées à en faire des lieux agréables, et c’est dommage. C’est un peu normal, il n’y a que les pendulaires qui les utilisent, pourrait-on dire. Des clients captifs, alors que pour les touristes, il faut plutôt prendre soin des aéroports. Dommage, car du coup beaucoup de gens ne prennent pas le train de nuit.
Moi, j’aime bien aller à Retiro, car j’ai l’impression de quitter Buenos Aires et de rentrer un peu plus dans l’Argentine à proprement parler, voire même, en Amérique du Sud: les trottoirs sont encore plus défoncés, il y a davantage de marchands ambulants, tout a l’air un peu plus crasseux…