Archives mensuelles : février 2009

Bravo les gars!

On connaissait les exploits de nos amis du bout du lac en matière de loi anti-fumée, ou comment réussir à mettre à la poubelle une volonté populaire frôlant les 80% (j’ai dit huitante, notez) exprimée en votation populaire. (En attendant, de l’aide ici, et , et enfin une carte pour localiser les endroits où les poumons peuvent sourire là-bas.)

Eh bien, du côté lausannois, on a fait presque aussi bien. J’ai dit presque, car la barre a été fixée très très haut, il faut bien l’admettre… Je ne sais pas si le record pourra être battu, car il n’existe pas de dopage dans le domaine de la bêtise ou de l’incompétence, à ce que je sache.

Donc, j’apprends aujourd’hui la votation concernant l’impôt sur les divertissements à Lausanne a du plomb dans l’aile. Comment ça, vu que la récolte de signatures fonctionnait tellement bien qu’elle a pu être interrompue bien avant les délais?

Incroyable mais vrai, mais il manque 8 signatures. Sur un sujet extrêmement porteur, et donc des signatures faciles à rassembler, le comité d’initiative de droite a pêché par un splendide excès de confiance. Il semblerait que les paraphes n’aient pas été déposés de telle manière à pouvoir se prémunir d’une mauvaise surprise de ce genre, et lancer un dernier effort avant le délai imparti, en cas de mauvaise surprise.

Un record de 35% de signatures invalides a été récolté. Ce n’est guère surprenant, car je suis convaincu que beaucoup ont pu penser que la problématique était celle du canton, et signer alors qu’ils n’habitent pas sur le territoire de la commune de Lausanne.

C’est assez symptomatique du fait que la plupart des gens pensent que la culture proposée par le chef-lieu leur appartient, même s’ils n’habitent pas Lausanne. Or il est clair qu’une grande part doit être subventionnée pour maintenir des prix accessibles, et qui sort l’argent? La Ville de Lausanne. Et donc les Lausannois, à travers leurs impôts. Et qui en bénéficie? Quiconque se rend à Lausanne pour bénéficier d’une activité culturelle. Pourquoi pas un carte pour les résidents lausannois, leur offrant un rabais?

Lausanne est d’après ce que je sais la seule grande ville où subsiste l’impôt de 14% sur le divertissement. Le débat méritait d’être posé sur la nécessité de cette taxe, ses avantages (parfois méconnus?) et ses inconvénients. Il aurait été curieux de savoir ce qu’en pensaient les Lausannois.

Visiblement, le débat est repoussé… Tant mieux pour les finances communales, tant mieux pour ceux qui reçoivent les subsides. Tant pis pour la concurrence pour organiser de gros événements, par rapport aux autres villes. D’ailleurs, comment ces dernières font-elles pour financer la culture si elles n’ont pas cette taxe à disposition. Et si toute la population environnante vient également “resquiller” leur offre culturelle?

Elles arrivent pourtant à proposer une offre culturelle de qualité, on dirait?

Pour sûr, on n’aurait pas fait l’économie d’un bon débat. Encore quelques uns comme ceux qui viennent d’être mentionnés et on pourra lancer un hit-parade des plus beaux autogoals politiques.

Car c’est bien ce qu’on peut appeler un autogoal, ça?

Au revoir les biocarburants

Le remède est pire que le mal. Pendant longtemps, on a pensé qu’utiliser l’huile de canne à sucre, pour faire avancer sa voiture et remplacer les hydrocarbures, c’était une idée de tonnerre.

Le Brésil, par exemple, est à la pointe de ce développement. La moitié du pays roule à l’éthanol, et malheureusement, on se rend compte maintenant que cette solution n’est vraiment pas la panacée.

En effet, la culture de la canne à sucre empiète sur d’autres cultures de subsistance d’une part, et augmente la pression sur la forêt équatoriale, et son défrichage.

A moins que des déchets végétaux ne soient utilisés, cette option n’est pas valable, car même si je n’ai pas les chiffres sous la main, un hectare de canne à sucre permet de produire tellement peu d’énergie par rapport à la population qu’une même surface d’une culture vivrière pourrait alimenter que la question ne se pose même plus.

Dans le même ordre d’idées, une surface permet d’alimenter beaucoup plus de personnes si du blé ou du maïs sont cultivés, que si c’est de la viande. De nouveau, il me manque le site qui propose la comparaison des productivités des sols selon différentes cultures. Si vous en entendez parler, signalez-le moi! Même si je ne vais pas me transformer en végétarien à l’instant, il paraît clair qu’il est “écologiquement correct” d’être carnivore avec parcimonie, à mon plus grand regret…

Pour en revenir au sujet de ce billet, il faudra donc se concentrer sur d’autres solutions pour contrer le réchauffement climatique. L’huile végétale n’est donc pas une énergie aussi renouvelable qu’on le pensait, la pile à combustible n’est pas encore commercialisable et présente sûrement également quelques vices cachés, les éoliennes demandent du vent et choquent la sensibilité au paysage de certains… Bref, on n’est pas encore sortis de l’auberge.

Que cette vision un peu pessimiste ne nous arrête pas, pendant ce temps où aucune solution magique ne se dégage, de continuer à faire nos petits gestes modestes à notre échelle pour diminuer notre propre bilan énergétique. Ça sera le sujet d’un prochain billet…

14 février…

Aujourd’hui, c’est la Saint-Valentin! Ces fêtes régulières et commerciales font hérisser le poil de certains, ou alors sont inmanquables pour d’autres. Passé le petit aperçu historique (avec un peu de publicité par la même occasion) où l’on apprend que les fleuristes y sont un peu pour quelque chose, je tiens à dire que je n’ai rien contre ce que l’on appelle “la fête des amoureux.” Une bonne excuse pour être galant, offrir quelques fleurs à l’élue de son coeur, ou une attention particulière à l’élu de son amour.

Mais par contre, je regrette que la fête soit “kidnappée” par les amoureux, au lieu d’être une fête de l’Amour en général, dans sa vision la plus noble, la plus pure. Amour familial, amour qu’on peut avoir pour ses amis proches, amour spirituel… Non, l’amour n’est pas l’apanage exclusif du couple. On peut trouver deux amis éprouvent beaucoup d’amour l’un pour l’autre, sans entrer dans une dimension d’intimité ou de couple. Et on peut trouver des couples qui se déchirent, qui n’éprouvent même plus d’amour, et qui demeurent ensemble sans que l’on sache vraiment pourquoi.

L’amour se décline sous tant de formes différentes. Je ne suis pas actuellement en couple, et j’éprouve de l’amour pour ma famille, pour mes amis proches, certains à qui je parle très fréquemment, d’autres plus épisodiquement, et je profite de cette journée pour m’en rendre compte tout particulièrement, et le communiquer si j’en ai l’occasion. Et si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera un jour prochain.

Je ne cherche pas à rentrer dans le débat de qui a raison et qui a tort. Pas besoin de me dire que la vérité, c’est plutôt ceci ou cela. Tout est en perpetuelle évolution. Un jour, l’impulsion d’un commerçant a guidé la Saint-Valentin dans une certaine direction. En Suisse par exemple, celle des fleurs.

Je souhaiterais seulement, modestement, contribuer au débat et à l’évolution de cette journée: que peu à peu, la Saint-Valentin mue d’un instant où l’on se dit qu’on devrait vraiment offrir des fleurs à son aimée sous peine de gros problèmes (j’exagère un peu…) en une journée qui nous rappelle tout l’Amour qui est en nous, que ce soit pour notre partenaire, enfant(s), parent(s), ou nos amis, et que si on peut se connecter encore plus profondément à ce sentiment un jour particulier de l’année, on peut s’y connecter également les 364 ou 365 jours restants.

L’achat des fleurs, ou toute autre attention pour les êtres aimés, seraient vraiment et naturellement une action provenant du coeur, et non la réponse à un devoir commercial.

Cela rendrait la Saint-Valentin beaucoup plus noble, beaucoup plus belle.

Alors, qui me suit?

L’Hôtel des Deux Mondes

Au cas où vous l’ignoriez, j’ai fait durant 2 ans du théâtre. J’ai pris beaucoup de plaisir, c’était une super expérience. J’ai même terminé (littéralement!) Roi des Dieux…

Une partie de mes anciens camarades ont continué très sérieusement, et ont fondé la Compagnie Fraise Bleue. J’ai eu la chance de les voir à l’Oxymore à Cully en novembre dernier.

Quelle chance, ils remettent ça, et jouent L’Hôtel des Deux Mondes, d’Eric-Emmanuel Schmitt, mis en scène par Jean Mars.

Je vous recommande très chaudement d’aller voir Laura, Julien, le Dr. S et tous les autres dès demain jeudi 12 février, et jusqu’à dimanche, au Théâtre du Vide-Poches, Place de la Palud à Lausanne.

Ils ont vraiment beaucoup sué pour proposer cette très belle représentation de la pièce. Je n’ai aucun doute que vous les applaudirez chaleureusement.