CEVA: le chemin est encore long, mais on s’approche

Le CEVA, kezako?

C’est la liaison ferroviaire entre les gares genevoises de Cornavin et des Eaux-Vives, pour pouvoir atteindre la rive gauche genevoise, Annemasse et la France voisine directement depuis le réseau ferroviaire suisse. J’avais déjà mentionné le sujet il y a plus que 2 ans… Qu’est-ce que les choses avancent lentement!

Le Tribunal Fédéral a invalidé le souhait des opposants d’un tracé alternatif, qui avait surtout le mérite d’épargner leur beau quartier de Champel. Je simplifie peut-être un peu…

On se demande d’ailleurs pourquoi ils ne souhaiteraient pas être reliés directement par le rail au reste de la Suisse (et à Thônex et Annemasse). Il ne leur reste plus qu’à s’opposer sur l’existence ou non d’une telle liaison. Et bien sûr, ils persévèreront, jusqu’à la votation populaire. Autant s’y préparer.

Pour moi, leur position est indéfendable. Malgré le fait que ce projet entraînera des coûts sérieux, nous sommes dans une époque où nous n’avons pas le choix quant à la réalisation d’ouvrages favorisant les transports publics et surtout, permettant à ceux-ci de gagner en efficacité.

Car la raison majeure qui pousse les utilisateurs à prendre leur voiture, c’est le gain de temps. La pression sur les axes de communication ne fait qu’augmenter, vu l’éclatement démographique vers la Haute-Savoie, l’Ain et Vaud de la population travaillant sur Genève, à cause de la saturation du marché immobilier genevois.

Je me demande par ailleurs si certains des opposants au projet, particulièrement nombreux à Champel donc, n’auraient pas leur part de responsabilité dans cette situation du logement. Mais je ne connais pas trop bien le sujet, peut-être que je m’avance un peu trop.

Dans cet ordre d’idées, il y a aussi l’éternelle traversée de la rade qui refait surface régulièrement, encore un serpent… de lac! Ce projet a-t-il davantage les faveurs des opposants, et moins de certains initiants? Enfin, ne dévions pas trop du sujet principal de ce billet.

Donc, il est inévitable qu’au cours de ce siècle, des investissements parfois coûteux, et parfois demandant des sacrifices, devront être faits sous peine d’asphyxie (dans tous les sens du terme). La 3ème voie entre Lausanne et Genève est un autre exemple.

Je suis convaincu que si les immeubles ne vibrent pas trop à Lausanne à cause d’un métro, il sera fait en sorte qu’ils ne soient pas plus secoués du côté de Genève. Y a-t-il d’autres raisons avouables pour s’opposer au projet?

Je termine en espérant qu’on pourra se rendre un jour directement de Nyon à Champel ou à Thônex! Et donner à l’agglomération genevoise les transports publics rapides qu’elle mérite.

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