Dans mon réfrigérateur, je vous l’avoue, j’ai un vieux litre de lait qui traîne, à consommer jusqu’au 12.04.2009. Son prix est de 1.45 francs suisses. Je crains qu’il se soit transformé en fromage…
J’ai aussi un autre litre de lait, qui devrait être bon celui-là, à consommer avant le 09.07.2009. Celui-là m’a coûté 1.35 francs. Donc, en cette période de crise, le prix du lait baisse.
D’ailleurs, même hors crise, j’ai l’impression que le prix du lait baisse. J’ai dans ma mémoire le souvenir d’un litre de lait à quelque chose comme 1.70, je ne sais pas si c’était il y a 10 ou 20 ans.
Evidemment, toute cette pression se reporte sur les paysans suisses, à qui l’on achète le lait aux alentours de 70 centimes, alors qu’ils demandent environ un franc par litre pour pouvoir tourner. Du coup, la Confédération doit subventionner les paysans pour qu’ils puissent vivre.
Au cours des 10 dernières années (et avant aussi), on peut témoigner d’une inflation dans à peu près tous les domaines possibles et imaginables, du prix des loyers (vous ne me direz pas le contraire) au prix de la plaque de chocolat (oui, oui… Pourtant le prix du lait baisse). Ce serait intéressant de faire un petit inventaire.
Mais le prix du lait, il est poussé à la baisse alors que les paysans doivent justement vivre avec la hausse des prix des produits alimentaires et de tous les autres qui influent leur travail, comme par exemple le diesel.
Je ne comprends pas. Est-ce que le prix du lait est comparé par les grands distributeurs à celui dans les pays limitrophes pour expliquer cette pression à la baisse? C’est dommage, car je paierais volontiers quelques centimes de plus mon litre de lait, si je savais qu’il allait directement au producteur.
Et cet exemple se reproduit sur le prix des légumes, où je crois savoir (mais je ne me souviens plus de ma source), que sur par exemple 3.30 francs que je paierais au supermarché pour mes courgettes, seulement 30 centimes reviendraient au producteur. Je veux bien croire que la grande distribution coûte, mais à ce point, je ne comprendrais pas.
En tout cas, ce n’est pas la baisse du prix du lait qui va me financer mes prochaines vacances ou je ne sais quoi…